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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 13:35

ALONI Nissim

 

Après avoir participé à la guerre d’Indépendance et étudié à l’Université hébraïque de Jérusalem, Nissim Aloni (1926-1998) passera une année à Paris. Sa rencontre avec le théâtre européen sera une révélation. À son retour, sa fantaisie et la puissance de sa dramaturgie renouvelleront en profondeur la scène théâtrale israélienne, dont il sera l’étoile filante. Il a reçu, entre autres, le Prix Bialik en 1983 et le prestigieux Prix d’Israël pour le théâtre en 1996.

Il n'avait jamais été traduit en France, c'est désormais chose faite avec son roman Le Hibou.

Paru en 1975, ce roman a été publié en France en 2016.

 

Le hibou, Editions Viviane Hamy 2016

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 13:33

LE HIBOU

Nisim Aloni

Editions Viviane Hamy , 2016

Les légendes courent : un hibou vieux de mille ans rendrait aveugle quiconque ose l’approcher ; le diable fréquente tous les soirs le Café de monsieur Pinto ; la nuit, des hurlements filtrent des murs du fournil de monsieur Sasson… Mais c’est le soldat turc d’Edirne qui hante les esprits : fonce-t-il toujours vers les positions ennemies alors qu’une bombe lui a arraché la tête ? Notre jeune héros y croit dur comme fer… bien plus que ses copains. Dans ce quartier populaire de Tel Aviv, au début des années 40, leurs aventures dans le terrain vague ou le long de la voie ferrée sont bien plus essentielles que la Guerre qui n’est qu’une voix émanant du poste de radio.

« On galopait sur des chevaux blancs au-dessus des abîmes, pour échouer dans les bordels de la rue Allenby, en compagnie des soldats. Salamon racontait que son oncle aveugle l’emmenait à Jaffa tous les samedis. Près d’un couvent chrétien, il y avait des échoppes où l’on vendait des dattes couleur pourpre et des prostituées qui prenaient des bain de soleil, les jambes écartées. »

Ce très beau et court roman permet de découvrir l'un des grands dramaturges israéliens, traduit pour la première fois en France.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 19:27

DOULEUR

ZERUYA SHALEV
[Pain]

Trad. de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

Collection Du monde entier, Gallimard

Parution : 16-02-2017

 

Dix ans après avoir été blessée dans un attentat, Iris semble avoir surmonté le traumatisme. Malgré des douleurs persistantes, des problèmes avec ses enfants et un mariage de plus en plus fragile, la directrice d’école ambitieuse et la mère de famille engagée qu’elle est s’efforce de prouver qu’elle contrôle la situation. 
Tout bascule cependant le jour où elle reconnaît, sous les traits d’un médecin qu'elle consulte, Ethan, son premier amour, qui l’avait brutalement quittée lorsqu’elle avait dix-sept ans. Dans un vertige sensuel et existentiel, Iris éprouve alors la tentation de faire revivre cette passion qu’elle croyait éteinte : et si une seconde chance se présentait à elle ? 
Ce roman aussi puissant que subtil dévoile les séquelles que le passé peut laisser sur les corps et les esprits, tout en interrogeant notre capacité à faire des choix, au moment même où la vie nous renvoie à l’essentiel.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 19:19

Un roman égyptien

Orly Castel Bloom

Actes sud 2016 Lettres hébraïques

Septembre, 2016 / 11,5 x 21,7 / 208 pages

traduit de l'hébreu par : Rosie PINHAS-DELPUECH

 

Autoportrait avec famille, Le Roman égyptien rejoue comme aux dés les pérégrinations des Castil, originaires d’Égypte et auparavant d’Espagne, et encore avant, de la sortie biblique d’Égypte. Sauf que les ancêtres bibliques d’Orly Castel-Bloom ne sortent pas d’Égypte : ils y restent et forment une tribu sauvage, autochtone, qui oublie son judaïsme. Quant aux Castil d’Espagne, ils restent eux aussi sur place et se convertissent pour échapper à l’Inquisition, leur fille devenant même porchère pour donner le change. Plus tard, la famille quitte l’Égypte avec un mouvement de jeunesse sioniste ouvrier et rejoint un kibboutz en Israël, dont elle sera expulsée aussi pour excès de jusqu’au-boutisme stalinien…
À l’issue de ces trois expulsions historiques dont elle est le fruit, la narratrice n’a pas de nom, pas d’identité, elle est l’aînée, “la grande fille”, “la grande”, en quête permanente d’une place dans le monde.
La romancière explose ici la narration classique
façon puzzle, pour mieux dire les éparpillements de l’âme et le poids de l’hérédité. Entre montagnes russes et kaléidoscope d’images et d’émotions, le roman – comme la famille – fait rhizome : les souvenirs qu’on se transmet sous forme d’histoires confinant au légendaire deviennent le limon d’un roman familial aussi constitutif que destructeur et c’est dans ce corps à corps acharné avec un passé lourd de blessures mais traversé d’éclats de rire qu’Orly Castel-Bloom déchaîne une singularité radicale aux résonances universelles.

 

 

Hélène Schoumann, Jerusalem Post :

« Un livre plein d’images et de couleurs, tel un univers fractionné qui miroite comme un kaléidoscope et brûle sous les feux de la lumière.  »

Nicolas Weill, Le Monde des livres :

« Plus qu'une histoire soumise à la chronologie, le livre donne l'impression d'un longue séquence de cinéma où la caméra s'attarderait sur quelques gros plans avant de reprendre son travelling. L'originalité de la démarche d'Orly Castel-Bloom tient ici à la structure du récit. Comme certains textes sacrés, le roman dessine une sorte de parcours en chiasme où le motif principal, celui vers lequel tout converge, se trouve au centre, et non à la fin du texte.  »

Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo :

« Elle a son style bien à elle, court, ciselé, impitoyable. Construite de façon anti-chronologique, cette chronique familiale se veut pleine de gravité et de légèreté.  »


 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 19:16

Judas

Amos OZ

[Ha besora al-pi yehuda iskariot] Trad. de l'hébreu par Sylvie Cohen

Gallimard - Collection Du monde entier,

Parution : 25-08-2016

 

Le jeune Shmuel Asch désespère de trouver l’argent nécessaire pour financer ses études, lorsqu’il tombe sur une annonce inhabituelle. On cherche un garçon de compagnie pour un homme de soixante-dix ans ; en échange de cinq heures de conversation et de lecture, un petit salaire et le logement sont offerts. 
C’est ainsi que Shmuel s’installe dans la maison de Gershom Wald où il s’adapte rapidement à la vie réglée de cet individu fantasque, avec qui il aura bientôt des discussions enflammées au sujet de la question arabe et surtout des idéaux du sionisme. Mais c’est la rencontre avec Atalia Abravanel qui va tout changer pour Shmuel, tant il est bouleversé par la beauté et le mystère de cette femme un peu plus âgée que lui, qui habite sous le même toit et dont le père était justement l’une des grandes figures du mouvement sioniste. Le jeune homme comprendra bientôt qu’un secret douloureux la lie à Wald... 
Judas est un magnifique roman d’amour dans la Jérusalem divisée de 1959, un grand livre sur les lignes de fracture entre judaïsme et christianisme, une réflexion admirable sur les figures du traître, et assurément un ouvrage essentiel pour comprendre l'histoire d’Israël. Un chef-d’œuvre justement acclamé dans le monde entier.

 

«L’écrivain israélien revient avec un récit intimiste, qui tisse quelques-uns des grands thèmes de son œuvre.»
Nicolas Weill, Le Monde des Livres

«Un roman traversé par le souffle de l’amour et de l’Histoire dans la Jérusalem secrète des années 1950.»
Martine Gozlan, Marianne

«Amos Oz livre une réflexion vibrante sur la trahison. Un roman puissant et audacieux.»
Nathalie Crom, 
Télérama

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 20:10

Ayelet Gundar-Goshen est romancière, scénariste et psychologue.

Née en 1982 en Israël, elle est diplômée en psychologie clinique à l’Université de Tel-Aviv. Elle a également fait des études de cinéma à l’École de cinéma et de télévision Sam-Spiegel à Jérusalem. L’écriture, c’est toute sa vie : ses scénarios de films ont remporté des prix dans plusieurs festivals internationaux et elle a déjà écrit deux romans.

Son premier livre Une nuit, Markovitch a gagné le Prix Sapir du premier roman.

Son second roman Waking Lions (non publié en France) est un best seller en allemagne.

Elle est membre de l'association pour les droits civils en Israël.

Ayelet Gundar-Goshen dit que "la littérature est le meilleur vecteur d’empathie jamais inventé car elle nous glisse dans la peau de l’autre".

 

Une nuit, Markovitch Editions Presses de la Cité, 2016

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:30

SAVE THE DATE, RETENEZ LA DATE

Le 16 février 2017, le nouveau roman de Zeruya Shalev, Douleur, sort aux Editions Gallimard. 

Un belle lecture en perspective.

 

Et pour ceux qui sont à Strasbourg ou pas loin, vous pouvez la rencontrer

A la Librairie KLEBER à Strabourg

Le 22 février 2017 à 17h.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:04

Une nuit, Markovitch

Ayelet Gundar-Goshen

Presses de la cité 2016

Traduit par Laurence SENDROWICZ
Parution le 25 août 2016
480 pages

 

« Une nuit, Markovitch. Une seule et unique nuit, nous dormirons ensemble comme mari et femme. »

1939. Zeev Feinberg et Yaacov Markovitch quittent leur petit village de Palestine, direction l'Allemagne, où ils ont pour mission d'épouser de jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l'intention de retrouver la femme qu'il aime et son enivrant parfum d'orange, Yaacov, lui, ne tient pas à laisser partir Bella, « la plus belle femme qu'il ait vue de sa vie ». Cette dernière est pourtant déterminée à s'en séparer...

À travers le destin de personnages inoubliables, Ayelet Gundar-Goshen signe une fresque tour à tour drôle, tendre et déchirante, avec pour toile de fond la création de l'État d'Israël.

 

Courrez lire ce livre, la presse est unanime !

Critiques Presse :
« Un premier roman luxuriant, qui n'est pas sans nous rappeler ceux de Gabriel García Márquez et d'Isabel Allende. »The Guardian


"A mettre en haut de votre pile pour découvrir un roman différent, où l'on plinge dans l'Histoire en souriant."Flair

" Ayelet Gundar-Goshen s'avère une conteuse née, à la virtuosité décoiffante. Inspiré de faits réels, Une nuit, Markovitch est une fable drôle et touchante qui impressionne par son souffle et sa maîtrise. Une belle découverte. "LIRE

" A travers le destin de personnages innoubliables, Ayelet Gundar-Goshen signe une fresque tour à tour drôle, tendre et déchirante, avec pour toile de fond la création de l'État d'Israël. "Horizons Agriculture et Nord Pas-de-Calais

" Un livre grave et léger comme la vie, sur fond de création de l'État d'Israël. "Le Quotidien

" Il faut lire ce livre pour le rire rayonnant comme une orange que vous donneront les personnages et leur justesse, pour le sourire face au style éclatant de sensualité d'Ayelet Gundar-Goshen [...] Et quand vous aurez fini ce livre en quartier, vous sentirez autour de vous le doux parfum d'orange. "Chroniques de la rentrée littéraire

" Un somptueux coup de coeur pour un sombtueux roman. "Wonderbook

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 13:41

PRESQUE

YORAM KANIUK

Éditions FAYARD - Collection Littérature étrangère

Parution : 13/01/2016

128 pages

Ceci est l'histoire incroyable d'Orlov, un artiste âgé aigri qui voit sa vie comme un échec.

À l'âge de 75 ans, il gagne sa vie en peignant des morts parce que, dit-il, ils ne voient pas son travail et ne s'en plaignent pas. «Je suis un peintre raté, c'est vrai," admet-il, mais la peinture est ce qu'il aime faire.

Lorsque Orlov est appelé par Magda, une jolie et mystérieuse femme, pour peindre un portrait de son mari récemment décédé, il découvre un secret de son propre passé dans cette maison opulente. Cette rencontre va lui permettre de retrouver le seul être qui ait aimé et (peut-être) compris son œuvre. Il s'ouvre à Magda et lui raconte l'étonnante histoire de sa vie.

À qui s’adresse l’artiste ? Une œuvre d’art existe-t-elle uniquement si elle est vue ? Avant de nous quitter, Kaniuk, peintre et grand connaisseur d’art, nous fait part de sa vérité.
Dans sa façon humoristique, il traite ici de la valeur de la vie, du chemin de l'artiste, et du destin.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 13:35

Contes ferroviaires ou le Traîne-savates

Sholem Aleikhem

Traduit du yiddish par un collectif

Editions Liana Levi « Piccolo » - paru le 3 mars 2016 (Nouvelle édition)

Le lieu de l’action? Un train dénommé le Traîne-savates.

Les personnages? Ces Juifs d’Europe orientale contraints à la débrouillardise par des siècles de vilénies et de pogroms.

Munis de cette seule arme, ils s’exercent à affronter les tracasseries quotidiennes et les embrouilles administratives, mais aussi, et surtout, à l’art de compliquer les choses... Dans le train, ils se racontent leurs histoires tragicomiques, font revivre le monde disparu du shtetl et soulignent avec humour l’absurdité de la vie.

Critique :

«Vingt monologues attendrissants et souvent pleins d'humour d'un "voyageur de troisième classe"... Des trains rêvés par un conteur d'un autre temps dans une Ukraine polono-russe telle qu'elle n'existera plus jamais.» 

Le Monde

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