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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 20:51

Une mer une terre

Maayan Ben-Hagai

Editions PHEBUS parution le 15 11 2015

 

Anna, la quarantaine bien sonnée, vit avec sa mère Claudia dans l'appartement de son enfance. La fille est aussi effacée et mal à l'aise que la mère est sans scrupule, égoïste et rayonnante. Ancienne reine de beauté issue d'une famille russe chassée par les pogroms, cette dernière a vécue l'opulence familiale au Caire, dans les années 40, avant d'émigrer, ruinée, en Israël où elle se meure. 
Après le décès de Claudia, Anna reste un moment prostrée avant de rassembler à la fois ses souvenirs et ceux de sa mère qu'elle mélange. Elle lutte contre des fantômes après avoir lutté toute sa vie contre sa mère. Entre envie, colère et tendresse, elle finit par s'identifier à sa mère, reproduire ses comportements et adopter son histoire.
Premier roman de Maayan Ben Hagai, Une mer, une terre est un roman de deuil et de souvenirs. Récit d'un enfermement et d'une libération, le texte maîtrise à merveille les détails, les inflexions de la voix et des émotions. Il brosse en creux le portrait d'une femme dont on ne sait plus si elle est la mère ou la fille.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 16:25

De face sur la photo

Ronit MATALON, Actes Sud 2015

 

Envoyée en longues vacances chez son oncle, patron de pêcheries et self-made-man levantin installé au Cameroun, Esther, adolescente israélienne indocile, découvre la très étrangère vie des Blancs en Afrique. A travers sa relecture de photos de famille, elle déchiffre le passé de ces juifs d'Egypte, cosmopolites et polyglottes, façonnés par le colonialisme du Levant. Sous son regard libre, féroce et amusé, s'anime un monde hétéroclite et décadent, un monde qui a tourné le dos au sionisme et fait le choix d'un néocolonialisme bricolé et bancal. Où l'on découvre une famille qui s'ébat avec aisance dans sa villa avec piscine et fréquente la communauté française locale. Mais aussi la vie parallèle, si loin si proche, des Noirs qui gravitent autour, entre intimité ignorée et distance affirmée. A la fois chronique et coup de semonce, mêlant vitriol et nostalgie, De face sur la photo reconstitue une histoire qui n'a pas fini de redistribuer les rôles de maîtres et d'esclaves. Montage, collage, enquête, chanson faussement douce, c'est une lecture aussi envoûtante qu'insaisissable.

Premier roman de Ronit Matalon publié en 1995, et réédité quinze ans plus tard, il a marqué la littérature israélienne contemporaine de sa modernité et de son audace.

 

"C'est mon oncle, pas vraiment au centre, les épaules rentrées, les hanches grassouillettes, celui qui tourne le dos à l'objectif : le dos principal, enveloppé de blanc, parlant.

Les uatres ne parlent pas : ils sont pris dans la routine du corps qui s'active, une routine qui leur impose un certain mutisme et justifie le fait de nous tourner le dos, de se pencher ou de marcher vite vers les paniers en plastique posés par terre, plein de poissons et de la puanteur des poissons.

Les expressions de ces corps, si elles veulent dire quelque chose, si elles s'adressent à quelqu'un, si elles prennent position pour quelque chose, c'est en l'honneur de mon oncle qui se dresse là-bas, semblable au trépied d'un appareil photographique, comme celui positionné derrière lui"

 

Les premières pages du livre peuvent être lues sur le site d'Actes Sud à l'adresse suivante :

http://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F110524.js&oid=121&c=&m=&l=&r=&f=pdf

 

 
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 16:08

Asaf Schurr

Asaf Schurr est né à Jérusalem en 1976. Après des études de philosophie et de théâtre à l'Université hébraïque de Jérusalem, il a été journaliste Romancier, il est aussi traducteur et critique littéraire pour la presse israélienne. Motti, sa chienne de vie est son premier roman traduit en français.

Il a reçu le Bernstein Prize en 2007, le prix du ministère de la culture en 2007, et le prix du premier ministre en 2009 pour Amram (roman non traduit en français)

 

Motti, sa chienne de vie ACTES SUD, 2010

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 15:58

Entre amis

Amos OZ

Editions Gallimard Du monde entier 2013 Nouvelles

 

Quel joli texte, car, bien qu'éclaté en huit nouvelles, le livre dépeint la vie de huit membres d'un même kibboutz. Et dans chacune des nouvelles les différents personnages resurgissent de manière plus ou moins appuyée pour donner une cohérence à l'ensemble.

Mis à part les israéliens quelqu'un sait-il encore aujourd'hui ce que sont les kibboutzim ?

Le kibboutz est issue de la pensée de Karl Marx, c'est une communauté collectiviste où la propriété privée n'existe pas. Les différents membres sont tous égaux, ils travaillent tous pour le kibboutz et reçoivent de sa part ce dont ils ont besoin (mobilier, vêtements, soins, enseignement, loisirs... ) il n'y a pas de salaire.

Le kibboutz est une structure sociale propre à Israël, le premier kibboutz a été créé en 1910 et il en existe aujourd'hui environ 270.

L'idée n'est pas de faire un cours sur cette forme particulière de vie sociale mais d'expliquer un peu le contexte du livre.

Amos Oz évoque avec tendresse et un peu de nostalgie la vie au kibboutz, les difficultés liées à cette mise en pratique très stricte des valeurs communistes, sa remise en question au travers ses personnages.

Chaque nouvelle est d'une grande sobriété, sans réponse, laissée en suspens. Autant de moment de vie, de témoignages.

Tsvi le jardinier pessimiste, Osnat quittée par son mari, Nahum l'electricien respectueux, Moshé le lycéen, Roni le bon père, Yoav le secrétaire du kibboutz, Yotam qui voudrait partir et Martin l'idéaliste qui meurt.

Au travers de chacun d'eux, Amos Oz nous parle d'humanité et des valeurs portées par les kibboutsnik.

C'est d'une grande poésie, le livre se lit vite et laisse en suspens des moments de vie.

Porté par la nature, environnement privilégié du kibboutz, le livre comporte de très belles descriptions.

 

« Vint l'hiver. Des nuages bas s'amoncelaient au-dessus de la cime des arbres, tandis que les champs et les vergers gorgés de boue condamnaient les ouvriers agricoles et les cueilleurs de fruits à s'employer à l'usine. Des rideaux de pluie grise tombaient sans discontinuer. La nuit, les gouttières débordaient bruyamment et un vent glacé s'infiltrait par les persiennes. Tsvi Provizor veillait invariablement jusqu'à vingt-deux heures trente, pour écouter tous les bulletins à la radio. Dans les intervalles, assis devant sa table monacale éclairée par une lampe flexible, il traduisait en hébreu quelques pages du roman tourmenté d'Iwaszkiewicz. Le dessin représentant deux cyprès et un banc offert par Luna était toujours placé au-dessus du lit. Les arbres semblaient mélancoliques près du banc inoccupé. A vingt-deux heures trente, il enfilait un vêtement et sortait contempler les nuages et les allées vides, luisantes de pluie sous le halo jaune des lampadaires. Entre deux averses, il s'offrait une petite promenade nocturne pour aller voir les plantes de Luna. Les feuilles mortes envahissaient les marches du perron, et il croyait déceler un léger parfum de savon ou de shampoing à travers la porte close. Il arpentait les sentiers déserts un petit moment – des gouttes de pluie dégoulinaient des branches sur sa tête nue – avant de rentrer chez lui écouter dans le noir, les paupières clignotantes, le dernier bulletin de la soirée. »

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 00:41

Un cheval entre dans un bar

David Grossman, Seuil, Le cadre vert, 2015

 

Sur la scène d’un club miteux, dans la petite ville côtière de Netanya en Israël, le comique Dovalé G. distille ses plaisanteries salaces, interpelle le public, s’en fait le complice pour le martyriser l’instant d’après. Dans le fond de la salle, un homme qu’il a convié à son one man show ? ils se sont connus à l’école ?, le juge Avishaï Lazar, écoute avec répugnance le délire verbal de l’humoriste.

Mais peu à peu le discours part en vrille et se délite sous les yeux des spectateurs médusés. Car ce soir-là Dovalé met à nu la déchirure de son existence. La scène devient alors le théâtre de la vraie vie.

Un cheval entre dans un bar est un récit vibrant, porté par un souffle dévastateur qui évolue sur une frontière mouvante entre réalité et inconscient, sentiments violents et actes inaboutis, et où l’humour et la dérision infiltrent les épisodes poignants. David Grossman le magicien se fond dans ses personnages, reproduit leurs propos, du plus cru au plus délicat, exhume les souvenirs refoulés. Tient, en somme, la comptabilité des âmes.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 22:15

NILOUFAR

Ron LESHEM, Editions du Seuil 2011

Un israélien qui parle de la société iranienne avec amitié et empathie. Est-ce qu'en Iran ils le savent ?

Est-ce qu'un jour un iranien écrira sur la société israélienne avec autant d'amour ?

C'est l'histoire de Kami, l'adolescent plein de rêves, qui part de son village pour aller étudier dans la grande ville de Téhéran.

Amir son ami d'enfance, le lâche à la dernière minute et reste au village.

C'est ainsi que Kami s'installe chez sa tante Zaha, ancienne star déchue du cinéma iranien du temps du Shah. Dans l'immeuble de sa tante, il finit par former un petit noyau familial avec Mme Safoureh, Babek l'homosexuel et sa tante.

Puis à l'université il croise Niloufar, fille à papa, belle à tomber, star des courses automobiles, elle veut concourir avec les hommes.

Et face à la fraîcheur et au dynamisme de la jeunesse, c'est le régime impitoyable des mollahs, les interdits, la répression.

Babek disparaît ; Niloufar est condamnée à mort pour avoir porté atteinte aux doctrines du régime. Et voilà Kami qui retrouve Amir et essaie de comprendre. Mais il n'y a rien à comprendre, juste survivre.

Quelques citations :

  • C'est une chance qu'ils ne puissent espionner nos pensées, a lâché Babek, car c'est bien là que se commettent les péchés les plus graves.

  • Les femmes doivent se sentir honorées qu'on prenne à ce point en considération leur infini pouvoir de séduction.

  • Les hommes politiques se tromperont toujours, tandis que les gens ordinaires, eux, mourront toujours.

  • Ne néglige jamais la capacité des gens à te décevoir.

  • Celui qui veille à respecter les lois mineures aura plus de facilités à enfreindre les lois importantes.

Ron Leshem explique que l'idée de ce livre lui ai venu suite à différents tchats qu'il a eu sur internet avec de jeunes iraniens.

Un livre qui se lit avec rapidité, qui nous en apprend beaucoup sur une jeunesse iranienne qui ressemble à celle de tous les pays du mond

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 23:14

Le bruit de nos pas

Ronit MATALON, Stock, 2012

 

« Nous étions trois dans la baraque : mon grand frère, ma grande soeur et moi, el bint , l'enfant, la fille, éternelle troisième personne du singulier. » 

Une famille, une maison au milieu du désert israélien.

La mère : une femme d'origine égyptienne qui parle un mélange d'arabe et de français et veut tenir sa « baraque » coûte que coûte. « L'enfant », qui n'a pas de prénom. Elle est cet être qui erre dans la baraque, dont la mère n'a peut-être jamais désiré l'existence. La Nonna la grand-mère l'aime et la couve comme sa propre fille. Presque trop. Surtout quand la mère part à l'aube pour aller faire le ménage dans de grandes maisons bourgeoises et ne revient que tard le soir.

Il y a la soeur, Corinne, grande coquette qui se marie trop tôt et passe son temps perchée sur des talons aiguilles à ébaucher des projets farfelus.

Le frère, Sammy, menuisier, qui déteste les beaux vêtements et aime boire des litres de coca.

Et le père, Maurice, l'éternel absent, le révolutionnaire idéaliste, qui va et vient dans la famille comme une ombre.
Et « l'enfant » qui voit tout, se souvient et reconstruit pour nous le puzzle familial.

Ronit Matalon nous offre avec Le bruit de nos pas un texte d'une sensibilité et d'une poésie inouïes sur une famille immigrée, démantelée. En décortiquant la structure familiale et la place centrale qu'y occupe la mère, elle interroge la fragilité du vivre ensemble, malgré l'amour et les liens du sang.

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 23:08

RONIT MATALON

Ronit Matalon est née en 1959 en Israël dans une famille d’origine égyptienne. Elle a travaillé comme journaliste pour la télévision et le journal Haaretz dont elle a été la correspondante à Gaza et en Cisjordanie pendant la première Intifada, puis critique littéraire. Elle enseigne la littérature comparée et hébraïque à l’université de Haïfa, l’écriture de scénarios à la prestigieuse école de cinéma Sam Spiegel, et elle est membre du Forum pour la culture méditerranéenne à l’Institut Van Leer

Traduite en 6 langues, elle a reçu le prix du premier ministre en 1994, le prix Bernstein en 2009, le prix Newman en 2010, le prix Alberto Beneviste en 2013.

En 2010 elle a été fait Docteur honoraire de l'université hébraïque de Jérusalem.

 

Bibliographie

Le bruit de nos pas, Stock, 2012

De face sur la photo, Actes Sud 2015

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 13:15

Zeruya Shalev Editions Gallimard collection Du monde entier 2014

 

Ce livre a reçu le prix Femina étranger 2014.

Vous dire que c'est un bon livre serait donc superflu.

Je vais juste retranscrire les émotions qu'il m'a causé, et vous dire que j'adhère totalement au prix reçu.

 

Le livre retrace trois générations de femmes d'une même famille.

La mère gît sur un lit d’hôpital, en fin de vie, et se remémore son enfance.

Sa fille s'interroge sur son rôle de mère.

Sa petite fille s'interroge sur l'amour de sa mère.

 

En parallèle, il y a les hommes, l'arrière grand père, dur, le fils en rupture, le gendre, en opposition.

 

C'est un roman d'un optimisme rare mais d'un optimisme fragile, juste en équilibre sur les choix des personnages.

Zeruya Shalev n'est pas manichéenne, elle montre qu'un souffle, une lumière pourrait bouleverser ce qui s'instaure.

De ces vies dont elle parle, on se reconnaît avec nos doutes et nos errances.

Magistral aussi, cette femme en agonie, qui évoque son passé, ses frayeurs d'enfant auprès d'un père strict et froid. Le raccourci entre l'enfance et la mort prochaine du personnage est terrible.

Il pointe du doigt la brièveté de nos vies, l'importance de faire sens dans ce temps réduit.

C'est la fille qui incarne cette démarche, et malgré l'opposition de son mari et de sa propre fille, elle révèle la profondeur de ce que peut être une vie.

Quelque fois un peu long, ce roman n'est pas triste, il est juste et précieux.

Le final est d'une beauté et d'une grâce lumineuse.

 

Extraits :

« Qu'est ce que tu me racontes là, marmonna Hemda, l'image est totalement limpide dans son cerveau, ne pas la laisser s'effacer avant d'y mettre des mots, l'occasion peut-être ne reviendra pas, allez, un pied devant l'autre, non, ne tombe pas maintenant, alors elle articule péniblement.... »

 

« Mendier un peu de chaleur et de tendresse, voilà à quoi elle en serait réduite, glaner quelques morceaux de bois aux coins des rues, ne plus jamais être illuminée par une grande flamme ardente, à peine des étincelles par-ci par-là éclaireraient-elles son obscurité un bref instant, voilà à quoi elle devrait se résoudre et peut-être y trouver son salut, elle tourne la tête vers les fenêtres coulissantes de la véranda où se profile un ciel jaune, que ne donnerait-elle pour un signe, pour qu'une voix céleste vienne lui indiquer le chemin... »

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 13:06

Liad Shoham- Editions Les escales noires 2013, Editions 10/18 2014

J'ai rencontré Liad Shoham aux Quais du polar à Lyon en 2014.

Pour un avocat qui se pique d'écriture, traduit déjà dans plusieurs langues, dénommé le John Grisham israélien, il était d'une modestie et d'une accessibilité rare.

Et pourquoi ne pas lire un bon polar israélien ?

Terminus Tel Aviv saura vous tenir en haleine jusqu'à ces dernières pages tout en vous faisant découvrir une facette du pays, pas si éloignée de situations connues en France.

Tout commence par un assassinat, oui, mais tout commence aussi par l'ambition d'une jeune policière d'accomplir son devoir en conscience.

Mais tout va trop vite, avant même d'avoir boucler son analyse, un suspect idéal se présente.

Un immigré illégal, ne parlant pas la langue, reconnu par le voisin, qui dit mieux ?

Au delà de la simple enquête policière, Liad Shoham réussi le tour de force de nous plonger dans les réseaux de migrants clandestins, les mafias associées, l'exploitation de la précarité et de la faiblesse, l’ambition démesurée et amorale de certains, bref un beau kaléidoscope humain dont la véracité est palpable.

On découvre un monde, celui de l'immigration, et l'on se dit que la société française ne doit pas être si différente de la société israélienne sur bien des points.

Je gage que lorsque vous aurez lu ce livre :

1- vous n'entendrez plus le mot « érythréen » de la même façon

2- vous commanderez le futur livre de Liad Shoham.

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