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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 11:40

Haruki Murakami - Lauréat du Prix de Jérusalem 2009 

 
Le Prix de Jérusalem a été remis par Mr Barkat, maire de Jérusalem à l'auteur japonais Haruki Murakami au cours de la 24e Foire internationale du livre.

Le gagnant a été sélectionné par un jury nommé par le maire de jérusalem, dont les membres étaient M. Dov Alfon, Président, Rédacteur en chef du journal Haaretz, le professeur Dwora Gilula de l'Université hébraïque de Jérusalem et l'auteur Etgar Keret.

Haruki Murakami est l'un des grands auteurs de notre génération. Ses livres ont été traduits en quarante langues différentes et lui ont valu des éloges dans le monde entier, y compris en Israël où il est l'un des auteurs étrangers les plus lus.
La décision de conférer le Prix de Jérusalem à Murakami a été basée sur une profonde estime pour ses réalisations artistiques et son amour des gens. Son humanisme se reflète clairement dans ses écrits.
Haruki Murakami a écrit 20 livres, qui ont été traduits en quarante langues. Plusieurs de ses oeuvres ont paru en hébreu. Parmi ceux-ci, Norwegian Wood, Wild Sheep Chase, Dance Dance Dance, Kafka sur le rivage, et le Wind-Up Bird Chronicle qui est passé dans la liste des best-seller d’Israël et a été bien reçu par les critiques.
Traditionnellement, le Prix de Jérusalem est présentée par le maire de Jérusalem, qui vient à Jérusalem pour le recevoir. Le vainqueur 2009 a exprimé son intention de participer à
la Foire.

Le prix a donc été décerné à Haruki Murakami lors d'une cérémonie qui s’est tenu le jour de l'ouverture de la 24e Foire internationale du livre, dimanche 15 Février 2009, au Jérusalem's International Convention Center (Binyanei Haooma).
Haruki Murakami(né en 1949) est l'auteur japonais le plus connu et aimé dans le monde occidental, en grande partie grâce à la combinaison unique du japonais et de la culture occidentale contemporaine qui caractérise son travail - une combinaison que le lecteur occidental trouve captivante.
Murakami est facile à lire, mais pas facile à comprendre. Sa prose lucide et minimaliste fait de lui un écrivain très accessible, mais toute la complexité de son monde littéraire est évidente. Ses romans présentent en général un anti-héros qui raconte les absurdités de l'histoire de sa vie dans un univers parallèle de l'aliénation.


Pour mémoire, ci après, la liste de ses livres parus en français 

La course au mouton sauvage, Seuil, 1990.
La Fin des temps, Seuil, 1992. 
La Ballade de l'impossible, Seuil, 1994. 
Danse, danse, danse, Seuil, 1995. 
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Belfond, 2002.
Chroniques d el'oiseau à ressort, Seuil, 2001.
Les Amants du Spoutnik, Belfond, 2003.
Kafka sur le rivage, Belfond, 2006. 
Le passage de la nuit, Belfond, 2007.

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 11:34

La 24 ème édition du festival du livre de Jerusalem s’est tenu du 15 au 20 février 2009.


L’ouverture du festival, le 15 février à 18h, s’est faite sous l’égide de M. Shimon Peres, Président de l’Etat d’Israël et de M. Nir Barkat Maire de Jérusalem.


Le festival a été le lieu de multiples événements, remise du prix littéraire France-Israël, remise du prix Jérusalem, présence de nombreux stands d’Europe centrale et de l’est (Lituanie, Roumanie, Hongrie) avec également la présence des stands français, italien, allemand, anglais.


On a pu remarquer au cours du festival la présence de son excellence l’ambassadeur de France en Israël Mr

  Jean-Michel Caza, de Katalin Bogyay, secrétaire d’Etat du ministère hongrois de l’éducation et de la culture, de son excellence Mr. Zoltán Szentgyörgyi, ambassadeur d’Hongrie en Israël, de son excellence le Dr. Harald Kindermann, ambassadeur d’Allemagne en Israël, de André Schmitz, secrétaire d’état allemand à la culture.

Etaient également présents pendant ce festival des auteurs israéiens de premier plan, tel que aharon Appelfeld, Amos Oz, Meir Shalev, David Grossman.


(Lire les articles suivants sur le prix Jerusalem 2009 et le prix France-israel 2009)

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 22:10

Le film de Paul Schrader, basé sur le roman de Yoram Kaniuk , vient d'être présenté au festival du film de Berlin "Berlinale".

Dans LeMonde.fr , Jacques Mandebaum, critique cinématographique n'est pas tendre avec cette production.

Extrait :
Là-dessus, Paul Schrader tente un exercice extrêmement périlleux, une sorte de farce tragique qui se veut fidèle à l'esprit du livre de Kaniuk, mais qui requiert au cinéma, où le genre est infiniment plus périlleux, un génie vraiment particulier. Ne provoquant ni le rire, ni l'effroi, le film n'est donc pas à la hauteur de son ambition, et pour le dire clairement, il est tout simplement raté.


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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 22:00
 

Selon l'Institut pour la Traduction de la littérature hébraïque, Amos Oz est l'auteur israélien le plus traduit, avec ses œuvres traduites en 36 langues différentes à ce jour.
En deuxième position après Oz, viennent les auteurs Ephraim Kishon et Uri Orlev , avec pour chacun d'eux des ouvrages traduits en 34 langues.

Dans le top 10 de l'institut, en termes de nombre de langues dans lesquels leurs ouvrages sont traduits, viennent les écrivains AB Yehoshua, Etgar Keret, Yehuda Amichai, Shmuel Yosef Agnon, David Grossman, Zeruya Shalev et Aharon Appelfeld.

Ils sont suivis par Yoram Kaniuk, Yehiel De-Nur, Meir Shalev, Daniella Carmi, Hayyim Nahman Bialik, Alona Frankel, Alona Kimhi, Yaakov Shabtai, Leah Goldberg, Benjamin Tammuz, Batya Gur, Orly Castel-Bloom, Dorit Rabinyan, Nira Harel et Judith Katzir.

Il convient de noter que ces classements ne se réfèrent pas au nombre de vente, mais seulement au nombre de langues dans lesquelles les œuvres de l'écrivain ont été traduites.

Selon l'institut, le premier livre en hébreu à avoir été traduit dans une langue étrangère, autre que la Bible, bien sûr, est "L'amour de Sion" d'Abraham Mapu , qui a été publié en yiddish en 1874.

Depuis 1980, la littérature hébraïque est traduite en 25 langues.
Aujourd'hui, les livres écrits en hébreu peuvent être trouvée dans 70 langues différentes, avec 40% des livres traduits en anglais, 30% en allemand, espagnol, français, arabe, russe et italien, et 30% dans d'autres langues.
Au cours de la dernière décennie, une augmentation significative du nombre de traductions de livres israéliens pour enfants a également été notée

Pendant la foire du livre de Jérusalem, qui s'ouvrira le 15 février prochain, une exposition rendant hommage à la traduction des livres hébreux se tiendra au stand de la librairie Steimatzky , en coopération avec l'Institut pour la Traduction de la littérature hébraïque.

L'exposition présentera des dizaines de livres d' auteurs parmi les plus populaires d'Israël, et aux côtés de l'édition hébreue de chaque livre seront présentées les éditions traduites.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 21:58
 WILDPEACE
(la paix sauvage)
de Yehuda AMICHAI


Non pas la paix d'un cessez-le-feu
pas même la vision du loup et de l'agneau,
mais plutôt
comme dans le coeur lorsque l'émotion n'est plus
et que vous ne pouvez parler que d'une grande lassitude.
Je sais que je sais comment tuer, qui fait de moi un adulte.
Et mon fils joue avec une arme-jouet qui sait
comment ouvrir et fermer les yeux et dire maman.
Une paix
sans le grand bruit des coups d'épées contre les lames des charrues,
sans mots, sans
le bruit sourd du lourd coup de tampon: que ce soit
la lumière, flottant, comme une paresseuse mousse blanche.
Un peu de repos pour les blessures - qui parle de guérison ?
(Et les hurlements de ces orphelins sont transmis d'une génération
à l'autre, comme dans une course de relais :
le baton ne retombe jamais.)

Laissez-la venir
comme les fleurs sauvages,
soudainement, car le champ
doit l'avoir : la paix sauvage.

Un ancien poème toujours d'actualité

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 21:47
Le quotidien allemand BILD a récemment publié une interview de l'écrivain israélien Eli Amir sur l'offensive israélienne contre Gaza.
 

" Nous avons besoin d'un Barack Obama palestinien "
Par Karolina Pajdak

Malgré trois heures de cessez-le-feu annoncé par Israël, le conflit sanglant dans la bande de Gaza semble appelé à se poursuivre. Et le vétéran de la paix , militant israélien Eli Amir n'a aucune illusion quant à ce qui est nécessaire pour mettre fin à la violence au Moyen-Orient : une version palestinienne du nouveau président américain Barack Obama.

Eli Amir est un écrivain israélien né en Iraq .
Dans un entretien avec le quotidien Bild.de (quotidien allemand), Amir dit la guerre inévitable, et que les Palestiniens ont besoin d'un meilleur leader.
Pendant ce temps, Israël a cessé son offensive terrestre durant trois heures afin de permettre l'aide d'urgence aux personnes dans la bande de Gaza, mais il s'agit seulement d'une mesure temporaire.
En Israël, Amir est un auteur des plus connus, avec "Adieu, Bagdad» et «Bouc émissaire» parmi ses œuvres les plus connues. Dans les années 1960, il a joué le rôle de conseiller du Premier Ministre d'alors et actuel président Shimon Peres (85), et a également travaillé pour deux autres dirigeants israéliens, Golda Meir et Yitzhak Rabin.
Cet écrivain juif né à Bagdad a fait campagne pour la paix en Israël et au Moyen-Orient depuis plus de 50 ans.
Bild.de a rencontré Eli Amir en Israël 

Bild.de: Vous avez consacré votre vie à œuvrer pour la paix en Israël. Maintenant il y a la guerre dans la bande de Gaza. Comment vous sentez-vous?

Eli Amir: Je suis profondément déçu. Je déteste la guerre, je n'ai pas voulu cette guerre.

Bild.de: Avez-vous vu venir cette situation?

Eli Amir: Elle était inévitable. Le Hamas ne nous laisse pas d'autres choix. Même quelqu'un comme moi, c'est dire - quelqu'un qui ne pourrait pas être plus à gauche. Il n'est tout simplement pas acceptable que le Hamas ait tiré des missiles sur des personnes innocentes au cours des huit dernières années.
Et ce, après que nous nous soyons retiré de la bande de Gaza, sans demander en échange un simple verre d'eau.

Bild.de: Vous avez traités avec la Palestine et les pays arabes pendant les années 1960 de nombreuses fois, et ils ont toujours voulu la paix. Quand bien même vous êtes aujourd'hui tellement furieux, la situation semble désespérée. 

Eli Amir: Parfois, je pense vraiment qu'il n'y a pas d'espoir. Pour négocier il y a besoin de deux personnes.
Mais à Gaza, nous nous trouvons face à des terroristes qui disent ouvertement qu'ils veulent détruire l'État d'Israël.
 
Bild.de: De quoi les Palestiniens ont besoin, et de quoi les Israéliens ont-ils besoin?

Eli Amir: Nous avons déjà eu de grands hommes. Nous avons eu Shimon Peres, Izhak Rabin et Ehud Barak - tous ont négocié avec les Palestiniens et fait d'énormes concessions. Mais il n'y a jamais eu un partenaire reciproque de l'autre côté.
[Les Palestiniens ont besoin d'un leader], comme l'ancien président égyptien Anwar Muhammed Sadate, qui a déclaré en 1977 qu'il irait jusqu'à l'extrémité de la terre et même devant la Knesset israélienne, si cela apporterai la paix.
Et il l'a fait; juste cela! C'est pourquoi les Israéliens l'aimèrent. Nous avons besoin de quelqu'un comme lui - une personne qui va nous donner l'espoir à nouveau. Nous avons besoin d'un Barack Obama palestinien.
 

Dans la deuxième partie de son entretien avec bild.de, Amir, né à Bagdad a également insisté sur le fait que l'Occident a besoin de mieux comprendre le monde islamique.
Bild.de: Qu'est-ce qui vous frustre le plus?

Eli Amir: Que les gens soient si stupides. Gaza aurait pu être un deuxième Singapour. Les Européens ont fait don de milliards de dollars.
Et qu'est-ce que les gens ont fait là-bas? Ils construisent des usines d'armes, ainsi que des mosquées et des écoles qui prêchent la haine à l'égard du monde, la haine envers le peuple juif.

Bild.de: Mahmoud Abbas [président de l'Autorité palestinienne] peut-il contribuer à la paix?

Eli Amir: Il n'a aucun pouvoir, je souhaite qu'il en ait, mais le Hamas a tout le pouvoir dans la bande de Gaza et n'est pas un partenaire pour les négociations; seulement un terroriste, un groupe fondamentaliste. Le Hamas est soutenu par le Hisbollah, l'Iran et la Syrie.

Bild.de: Qu'est-ce que vous souhaitez pour Gaza?

Eli Amir: Une révolution de dessous. Que les gens se rebellent contre le régime du Hamas. Pourquoi n'est-ce pas encore arrivé? Si mon gouvernement me traitait si mal, je l'aurais envoyé en enfer il y a longtemps.

Bild.de: Israël et les Palestiniens ont-ils perdu leur chance avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat?

Eli Amir: Arafat est allé seulement à mi-course. Il a signé l'accord d'Oslo en 1993, puis quand il est revenu à Gaza il a passé des armes en contrebande dans sa voiture.
C'est de sa faute si Shimon Peres (gauche) a perdu l'élection de 1996 contre Benjamin Netaniahu. C'est sa faute, si l'un après l'autre les bus ont explosés à Jérusalem., Peres a demandé à Arafat de faire cesser les attentats-suicide, car, sinon, il perdait l'élection - et Arafat perdrait son partenaire de négociation.
Mais Arafat ne l'a pas fait. Il n'a pas dit la même chose en arabe à son peuple que ce qu'il a dit en anglais pour le reste du monde.

Bild.de: Qu'est-ce que le Hamas veut réellement?

Eli Amir: Nous jeter dans l'océan. Il veut faire disparaître l'Etat d'Israël. [Le président iranien Mahmoud] Ahmadinejad est le nouvel Hitler, qui a créé les bases pour nous tuer.

Bild.de: Que peut faire l'Occident?

Eli Amir: L'Ouest gagnerait à étudier intensément le monde islamique - la langue, la religion, la culture - l'Ouest n'en sait pas assez sur la mentalité arabe.

Bild.de: Dans vos livres Palestiniens et Israéliens se rencontrent, et même tombent amoureux. Est-ce que les Israéliens et les Palestiniens se connaissent vraiment les uns les autres?

Eli Amir: Non, nous ne nous connaissons pas les uns les autres. C'est une honte, mais pas une raison suffisante de se tuer les uns les autres.

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 23:22
 


Déluge
de
Rona Keinan

Si cette fois l’on survit au déluge,
Chaque sourire sera autre, blessé,
Et si je le répète, encore et encore,
Tu resteras vingt ans, ou... jusqu’au soir.
On a appris à patienter, à renoncer,
A surveiller chaque parole.

Tout se figera, soudain,
Si nous avons un instant au coin d’une rue,
Pour nous serrer dans nos bras, et puis partir,
Comme s’il était possible de relâcher,
D’aimer moins fort.

Avec un sourire effreiné je reviendrai
Faire payer les promesses, casser le mur,
Et t’illuminer,
Encore que rien ne soit plus grand
Que la souffrance qui se fredonne
Sous un autre nom qu’on lui donne.

Tout se figera, soudain,
Si nous avons un instant au coin d’une rue,
Pour nous serrer dans nos bras, et puis partir,
Comme s’il était possible de relâcher,
D’aimer moins fort
.


(Rona Keinan est une chanteuse israélienne populaire et renommée)
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 23:06

Au delà de l'explication simpliste (ou simplette) véhiculée ici ou là sur les méchants israéliens s'attaquant aux gentils palestiniens. Savoir écouter les intellectuels peut permettre à tout un chacun d'avoir une vision plus plausible de la réalité.

Trois grands écrivains israéliens ont appelés au cessez le feu mais aucun n'a condamné l'intervention israélienne. Cette non condamnation de la part d'écrivains qui ne sont pas des barbares ou des fous sanguinaires, mais plutôt des pacifistes comme ils l'ont dit a maintes reprises, nous prouve que la réalité est plus complexe qu'un simple jeu de méchants et de gentils.


Dans le quotidien italien Corriere della Sera, Amos OZ a affirmé

« Le temps est venu d'un cessez-le-feu complet, prévoyant qu'ils (les palestiniens) ne tirent plus sur nous, et qu'en échange nous devrons lever le blocus imposé à la bande de Gaza ».


A.B YEHOSHUA qui s'exprimait également dans un journal italien La Stampa, a déclaré

« L'opération israélienne était nécessaire, mais il faut à présent y mettre rapidement un terme. Oins il y aura de sang versé, mieux ce sera pour l'avenir ».


De son coté David GROSSMAN a écrit dans le journal israélien Haaretz

« Afin de ne pas ajouter de nouveaux morts et de nouvelles destructions, nous devons stopper unilatéralement et complètement le feu pendant 48 heures, et même si vous (les palestiniens) tirez sur Israël, nous ne riposterons pas et serrerons les dents comme nous l'avons fait jusque récemment ».

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 23:50
Selon le quotidien israélien HAARETZ, voici les best sellers de l'année 2008, (article du 9 novembre 2008)

Fiction,

1- Bichvila guiborim afim [« Pour elle, les héros volent »]
d' Amir Gutfreund

2- Icha boharat mibsora [« Une femme fuit la mauvaise nouvelle »]
de David Grossman

3- Yamaï véléïlotav chel hadoda Eva [« Les Jours et les nuits de tante Eva »]
d' Amnon Dankner (jamais traduit en français)

 

Non-fiction,

1- Léékhol, léitpalel, léhéhov [Mange, prie, aime]
d'Elizabeth Gilbert

2- Réchit [« Commencement »]
de Meïr Shalev

3- Al daat atsmo [« De son propre chef »]
de Nourit Gretz

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 23:46
Voici le dernier des trois entretiens sur le travail du poète israélien

 

Le travail du poète raconte la colère de la société


AHARON Shabtai, poète israélien: Les poètes sont un miroir de ce qui se passe. Et ils sont aussi des enseignants. Ils osent dire des choses que d'autres ne disent pas.

Jeffrey Brown: Si Eliaz Cohen voit une terre renaissante, Aharon Shabtai voit une terre qui a été détruite. Il n'en a pas toujours été ainsi.

Shabtai, 68 ans aujourd'hui, est connu en Israël comme un traducteur du théâtre et de la poésie grecque en hébreu, et comme un poète qui apporte une sensibilité classique à la vie moderne, en particulier à l'amour moderne. En effet, l'une des premières collection de son travail traduit en anglais est intitulé «Love». Un nouveau, toutefois, appelé "J'accuse", a un ton très différent.

AHARON Shabtai: La poésie, quand j'étais jeune et que j'étais amoureux de la terre, soudainement, nous avions une terre, et nous avions toutes les possibilités, les options pour faire une belle terre pour grandir, et pour - et aussi traverser les frontières pour la paix.

Et maintenant, soudain, c'est une autre image. C'est une image de clôture, d'un mur, et le mur est aussi une chose internalisé dans le peuple. C'est un mur de peur, de haine, d'incompréhension.

Jeffrey Brown: Pour garder les kamikazes hors d'Israël, le gouvernement continue la construction d'une haute barrière, qui se réfère comme une "clôture de sécurité". Pour les Palestiniens et quelques critiques Israéliens, c'est un mur de sanction destinée à intimider et à s'emparer de territoire.


Shabtai dit que la langue elle-même est maltraitée par tous dans ce conflit.

AHARON Shabtai: La plupart des gens sont très bons, également en Israël. Mais pour continuer à vivre, ils doivent se mentir à eux-mêmes, ou le réprimer, ou le désavouer. Et cela ruine aussi le tissu de la langue elle-même, parce que la langue perd son genre de transparence.

Jeffrey Brown: La langue dans sa propre poésie maintenant arrache des sons aux gros titres du jour . Un poème, qui parle de la colère qu'il voit dans la société israélienne, commence de cette manière.


Comme nous étions en marche.
AHARON Shabtai:

Il y a deux jours dans Rafi'ah,
neuf Arabes ont été tués,
hier six
ont été tués à Hébron,
et aujourd'hui - seulement deux.
L'an dernier,
comme nous étions en marche
depuis la rue Shenkin,
un homme sur une moto
a crié vers nous:
"Mort aux Arabes!"

Jeffrey Brown: En ce moment particulier, dit Shabtai, ce n'est pas le temps d'écrire sur l'amour. 


AHARON Shabtai: Le monde est grand, et il y a beaucoup de grandes choses, et la poésie est minuscule. Mais cette minuscule chose, c'est comme un petit couteau que vous avez dans votre poche. Mais c'est quelque chose qui peut dire des choses très importantes.

Jeffrey Brown: Pour les poètes avec lesquels nous avons parlé, la terre et ses habitants restent au cœur de leur travail, ce qui signifie que le conflit dans ce pays est toujours présent dans la poésie elle-même. À son meilleur, Agi Mishol nous a dit, le rôle de la poésie est "de nous rappeler, de nous réveiller à quelque chose de plus élevé."


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