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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 12:20
LES GENS INDISPENSABLES NE MEURENT JAMAIS d'Amir Gutfreund
paru en 2000 et qui fit sensation en Israël vient de paraître en poche en France
le 9 avril 2009

Aux Editions Gallimard collection FOLIO n° 4887(528 pages à 8,10 €)
traduit de l'hébreu par Katherine Werchowski

Résumé

Haïfa, années 1970. Amir, le narrateur, et Effi, son amie, veulent savoir. Ils ont douze ans, et cherchent à comprendre ce qui s'est passé "là-bas", pendant la guerre. Mais, dans leur famille, personne ne veut parler, et il faut employer des ruses et des astuces pour convaincre Grand-père Lolek ou Grand-père Yossef de se confier à eux. Amir Gutfreund enchâsse des récits de survie et de mort dans les ghettos et camps de concentration dans une narration d'un humour noir irrésistible : tous les personnages principaux, avec leurs obsessions et leurs petites manies, avancent dans la vie comme ils peuvent, mais ils vivent.


Pour mémoire les critiques de ce livre

"C'est un livre dur et drôle à la fois. Dur, inévitablement, car il traite de la Shoah. Et irrésistiblement drôle, car, en adoptant le point de vue d'un enfant, l'auteur s'autorise à pratiquer un humour plus tendre que cynique. Le narrateur - Amir, 12 ans, né en Israël -, devrait mener la vie simple et tranquille des enfants de son âge. Mais ici règnent les tabous et interdits, les questions que l'on n'ose poser, et celles qui restent sans réponse... Alors que sonne la fin de l'enfance - et, avec elle, des illusions -, Amir se plonge dans ce monde de survivants et raconte "leurs existences à double fond", ces années "enfouies dans les tiroirs, dans les armoires". La troisième et dernière partie du livre raconte le combat du narrateur, partagé entre son désir de faire revivre les fantômes et la nécessité - alors que, marié, il est lui-même père d'un petit garçon - de continuer à vivre, malgré tout. Premier roman d'Amir Gutfreund, Les gens indispensables ne meurent jamais, prix Sapir en 2003, fut unanimement salué par la critique."

Emilie Grangeray - Le Monde du 7 décembre 2007


"«Les gens indispensables ne meurent jamais», son premier livre traduit en France (il est aussi l'auteur d'un recueil de nouvelles paru en 2002) est un roman extraordinaire, qui a obtenu le prix Sapir, le Goncourt israélien. Un prix largement mérité, tant ce livre révolutionne à sa manière - par un mélange étonnant de profonde compassion et de tendresse burlesque - la littérature sur la Shoah."

Bernard Loupias - Le Nouvel Observateur du 13 mars 2008

 
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 22:43
Les ACUM Awards viennent d'être décernés en Israël. Il s'agit d'un important prix recompensant l'ensemble de l'oeuvre d'un écrivain.

Cette année le prix Acum pour un écrivain ou poète a été décerné à Yitzhak Ben Ner, dont le seul livre publié en français est "L'homme de là-bas", Editions Ecriture 1994.

Auteur de romans, de nouvelles, mais également scénariste, Ben Ner écrit depuis 1967.

Il s'est déjà vu honorer du prix Agnon, du prix Bernstein et du Prix du premier ministre.
Son dernier livre "Nobody's ever died walking" a été publié en 2007.



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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 21:49
Que lisent les israéliens, et qu'ont-ils lu particulièrement en 2008 ?

A la différence de la liste de best sellers publiée en décembre, qui ne comportait que les oeuvres d'écrivains israéliens, il s'agit ici des best sellers toutes nationalités confondues.
Et ce que lisent les israéliens pourra en étonner plus d'un, ils ne sont pas nombrilistes et leurs enfants ressemblent aux notres.

(cette liste est reprise d'un article du quotidien Haaretz du 14/01/09)

 

Dans la catégorie Fiction

1. A Thousand Splendid Suns (Mille soleils splendides)
Khaled Housseini.

2. The Book Thief  (La voleuse de livres)
Markus Zusak.

3. Beaufort
Ron Leshem. (israélien)

4. The Appeal
John Grisham.

5. The Yiddish Policemen's Union
Michael Chabon.

6. Q & A  (Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire)
Vikas Swarup.

7. Hold Tight
Harlan Coben.

8. A Pigeon & a Boy
Meir Shalev. (israélien)

9. The Kite Runner
Khaled Housseini.

10. The Secret Servant
Daniel Silva.

Dans la catégorie Non Fiction

1.Eat Pray Love (Mange, prie, aime)
Elizabeth Gilbert.

2.A Tale of Love & Darkness (Une histoire d'amour et de ténèbres)
Amos Oz. (israélien)

3.The Secret (Le secret)
Rhonda Byrne.

4.The Rabbi's Daughter (La fille du rabin)
Reva Mann. (israélien)

5.Israel Through My Lens
David Rubinger. (israélien)

6.Gideon's Spies (Histoire secrète du mossad de 1951 à nos jours)
Thomas Gordon. 

7.Churchill & the Jews
Martin Gilbert.

8.Two Lives (Deux vies)
Vikram Seth. 

9.The Infidel (Ma vie rebelle)
Ayaan Hirsi Ali.

10.Man in the Shadows (Mémoire d'un homme de l'ombre)
Ephraim Halevy. (israélien)


Dans la catégorie jeunesse

1.The Tales of Beedle the Bard (Les contes de Beedle le barde)
J.K. Rowling.

2.Twilight Saga series (Twilight)
Stephenie Meyer. 

3.Harry Potter series
J.K. Rowling. 

4.Inheritance 3 Eragon, Eldest, Brisingr (Eragon)
Christopher Paolini. 

5.Percy Jackson series
Rick Riordan. 

6.Princess Diaries (Journal d'une princesse)
Meg Cabot.

7.Oh, the Places You'll Go
Doctor Seuss. 

8.Septimus Heap series (Magyk)
Sage & Zug. 

9.The Cat in the Hat (Le chat chapeauté)
Doctor Seuss. 

10.The Giving Tree (L'arbre généreux)
Shel Silverstein.

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 11:48

La Fondation France Israël a remis son prix à:

Alain Mabanckou pour son roman « Verre cassé », traduit et publié en hébreu aux éditions Matar - 2008, Éditeur français Seuil - 2005

La cérémonie de remise du Prix, organisée autour de l'auteur et de personnalités littéraires françaises et israéliennes, s’est tenue à la Foire Internationale du livre à Jérusalem jeudi 19 février 2009 à 18h ( (l’International Convention Center – Binyanei Hauma - Jérusalem) .

Le Lauréat 2009

Alain Mabanckou - Lauréat du prix Renaudot 2006 pour « Mémoire de porc-épic ». Dernière parution – janvier 09 « Black Bazar ».

« Verre cassé » a rencontré un très grand succès en France, finaliste du Prix Renaudot 2005, il a reçu les prix: Ouest-France / Etonnants Voyageurs/ le Prix RFO du livre, Prix Cinq Continents de la Francophonie.

Le jury 2009 du prix était composé de
Président d’Honneur: M. Claude Lanzmann
Membres du jury 09 : 
A.Compagnon, Professeur littérature française au Collège de France 
I.Greilsammer, Professeur Université Bar Ilan 
M.Atlan, France 2 – Emission littéraire 
R.Koren, Professeur Université Bar Ilan–département de français 
E.Marty, Professeur de littérature contemporaine Université Paris 7 
J.-P.Martin, Professeur de littérature contemporaine Université Lyon 2 
D.Charbit, Université de Tel Aviv- civilisation française 
C. Aslanov, Université hébraïque de Jérusalem- linguiste

La Fondation France Israël dont la mission est d'œuvrer à une meilleure connaissance réciproque des sociétés française et israélienne, souhaite par ce prix littéraire contribuer au développement des résonances littéraires entre ces deux cultures.
Chaque année elle couronne un jeune auteur, français ou israélien, traduit pour la première fois dans la langue de l'autre, et dont l'ouvrage participe d'une meilleure connaissance de la culture française ou israélienne.

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 11:40

Haruki Murakami - Lauréat du Prix de Jérusalem 2009 

 
Le Prix de Jérusalem a été remis par Mr Barkat, maire de Jérusalem à l'auteur japonais Haruki Murakami au cours de la 24e Foire internationale du livre.

Le gagnant a été sélectionné par un jury nommé par le maire de jérusalem, dont les membres étaient M. Dov Alfon, Président, Rédacteur en chef du journal Haaretz, le professeur Dwora Gilula de l'Université hébraïque de Jérusalem et l'auteur Etgar Keret.

Haruki Murakami est l'un des grands auteurs de notre génération. Ses livres ont été traduits en quarante langues différentes et lui ont valu des éloges dans le monde entier, y compris en Israël où il est l'un des auteurs étrangers les plus lus.
La décision de conférer le Prix de Jérusalem à Murakami a été basée sur une profonde estime pour ses réalisations artistiques et son amour des gens. Son humanisme se reflète clairement dans ses écrits.
Haruki Murakami a écrit 20 livres, qui ont été traduits en quarante langues. Plusieurs de ses oeuvres ont paru en hébreu. Parmi ceux-ci, Norwegian Wood, Wild Sheep Chase, Dance Dance Dance, Kafka sur le rivage, et le Wind-Up Bird Chronicle qui est passé dans la liste des best-seller d’Israël et a été bien reçu par les critiques.
Traditionnellement, le Prix de Jérusalem est présentée par le maire de Jérusalem, qui vient à Jérusalem pour le recevoir. Le vainqueur 2009 a exprimé son intention de participer à
la Foire.

Le prix a donc été décerné à Haruki Murakami lors d'une cérémonie qui s’est tenu le jour de l'ouverture de la 24e Foire internationale du livre, dimanche 15 Février 2009, au Jérusalem's International Convention Center (Binyanei Haooma).
Haruki Murakami(né en 1949) est l'auteur japonais le plus connu et aimé dans le monde occidental, en grande partie grâce à la combinaison unique du japonais et de la culture occidentale contemporaine qui caractérise son travail - une combinaison que le lecteur occidental trouve captivante.
Murakami est facile à lire, mais pas facile à comprendre. Sa prose lucide et minimaliste fait de lui un écrivain très accessible, mais toute la complexité de son monde littéraire est évidente. Ses romans présentent en général un anti-héros qui raconte les absurdités de l'histoire de sa vie dans un univers parallèle de l'aliénation.


Pour mémoire, ci après, la liste de ses livres parus en français 

La course au mouton sauvage, Seuil, 1990.
La Fin des temps, Seuil, 1992. 
La Ballade de l'impossible, Seuil, 1994. 
Danse, danse, danse, Seuil, 1995. 
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Belfond, 2002.
Chroniques d el'oiseau à ressort, Seuil, 2001.
Les Amants du Spoutnik, Belfond, 2003.
Kafka sur le rivage, Belfond, 2006. 
Le passage de la nuit, Belfond, 2007.

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 11:34

La 24 ème édition du festival du livre de Jerusalem s’est tenu du 15 au 20 février 2009.


L’ouverture du festival, le 15 février à 18h, s’est faite sous l’égide de M. Shimon Peres, Président de l’Etat d’Israël et de M. Nir Barkat Maire de Jérusalem.


Le festival a été le lieu de multiples événements, remise du prix littéraire France-Israël, remise du prix Jérusalem, présence de nombreux stands d’Europe centrale et de l’est (Lituanie, Roumanie, Hongrie) avec également la présence des stands français, italien, allemand, anglais.


On a pu remarquer au cours du festival la présence de son excellence l’ambassadeur de France en Israël Mr

  Jean-Michel Caza, de Katalin Bogyay, secrétaire d’Etat du ministère hongrois de l’éducation et de la culture, de son excellence Mr. Zoltán Szentgyörgyi, ambassadeur d’Hongrie en Israël, de son excellence le Dr. Harald Kindermann, ambassadeur d’Allemagne en Israël, de André Schmitz, secrétaire d’état allemand à la culture.

Etaient également présents pendant ce festival des auteurs israéiens de premier plan, tel que aharon Appelfeld, Amos Oz, Meir Shalev, David Grossman.


(Lire les articles suivants sur le prix Jerusalem 2009 et le prix France-israel 2009)

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 22:10

Le film de Paul Schrader, basé sur le roman de Yoram Kaniuk , vient d'être présenté au festival du film de Berlin "Berlinale".

Dans LeMonde.fr , Jacques Mandebaum, critique cinématographique n'est pas tendre avec cette production.

Extrait :
Là-dessus, Paul Schrader tente un exercice extrêmement périlleux, une sorte de farce tragique qui se veut fidèle à l'esprit du livre de Kaniuk, mais qui requiert au cinéma, où le genre est infiniment plus périlleux, un génie vraiment particulier. Ne provoquant ni le rire, ni l'effroi, le film n'est donc pas à la hauteur de son ambition, et pour le dire clairement, il est tout simplement raté.


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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 22:00
 

Selon l'Institut pour la Traduction de la littérature hébraïque, Amos Oz est l'auteur israélien le plus traduit, avec ses œuvres traduites en 36 langues différentes à ce jour.
En deuxième position après Oz, viennent les auteurs Ephraim Kishon et Uri Orlev , avec pour chacun d'eux des ouvrages traduits en 34 langues.

Dans le top 10 de l'institut, en termes de nombre de langues dans lesquels leurs ouvrages sont traduits, viennent les écrivains AB Yehoshua, Etgar Keret, Yehuda Amichai, Shmuel Yosef Agnon, David Grossman, Zeruya Shalev et Aharon Appelfeld.

Ils sont suivis par Yoram Kaniuk, Yehiel De-Nur, Meir Shalev, Daniella Carmi, Hayyim Nahman Bialik, Alona Frankel, Alona Kimhi, Yaakov Shabtai, Leah Goldberg, Benjamin Tammuz, Batya Gur, Orly Castel-Bloom, Dorit Rabinyan, Nira Harel et Judith Katzir.

Il convient de noter que ces classements ne se réfèrent pas au nombre de vente, mais seulement au nombre de langues dans lesquelles les œuvres de l'écrivain ont été traduites.

Selon l'institut, le premier livre en hébreu à avoir été traduit dans une langue étrangère, autre que la Bible, bien sûr, est "L'amour de Sion" d'Abraham Mapu , qui a été publié en yiddish en 1874.

Depuis 1980, la littérature hébraïque est traduite en 25 langues.
Aujourd'hui, les livres écrits en hébreu peuvent être trouvée dans 70 langues différentes, avec 40% des livres traduits en anglais, 30% en allemand, espagnol, français, arabe, russe et italien, et 30% dans d'autres langues.
Au cours de la dernière décennie, une augmentation significative du nombre de traductions de livres israéliens pour enfants a également été notée

Pendant la foire du livre de Jérusalem, qui s'ouvrira le 15 février prochain, une exposition rendant hommage à la traduction des livres hébreux se tiendra au stand de la librairie Steimatzky , en coopération avec l'Institut pour la Traduction de la littérature hébraïque.

L'exposition présentera des dizaines de livres d' auteurs parmi les plus populaires d'Israël, et aux côtés de l'édition hébreue de chaque livre seront présentées les éditions traduites.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 21:58
 WILDPEACE
(la paix sauvage)
de Yehuda AMICHAI


Non pas la paix d'un cessez-le-feu
pas même la vision du loup et de l'agneau,
mais plutôt
comme dans le coeur lorsque l'émotion n'est plus
et que vous ne pouvez parler que d'une grande lassitude.
Je sais que je sais comment tuer, qui fait de moi un adulte.
Et mon fils joue avec une arme-jouet qui sait
comment ouvrir et fermer les yeux et dire maman.
Une paix
sans le grand bruit des coups d'épées contre les lames des charrues,
sans mots, sans
le bruit sourd du lourd coup de tampon: que ce soit
la lumière, flottant, comme une paresseuse mousse blanche.
Un peu de repos pour les blessures - qui parle de guérison ?
(Et les hurlements de ces orphelins sont transmis d'une génération
à l'autre, comme dans une course de relais :
le baton ne retombe jamais.)

Laissez-la venir
comme les fleurs sauvages,
soudainement, car le champ
doit l'avoir : la paix sauvage.

Un ancien poème toujours d'actualité

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 21:47
Le quotidien allemand BILD a récemment publié une interview de l'écrivain israélien Eli Amir sur l'offensive israélienne contre Gaza.
 

" Nous avons besoin d'un Barack Obama palestinien "
Par Karolina Pajdak

Malgré trois heures de cessez-le-feu annoncé par Israël, le conflit sanglant dans la bande de Gaza semble appelé à se poursuivre. Et le vétéran de la paix , militant israélien Eli Amir n'a aucune illusion quant à ce qui est nécessaire pour mettre fin à la violence au Moyen-Orient : une version palestinienne du nouveau président américain Barack Obama.

Eli Amir est un écrivain israélien né en Iraq .
Dans un entretien avec le quotidien Bild.de (quotidien allemand), Amir dit la guerre inévitable, et que les Palestiniens ont besoin d'un meilleur leader.
Pendant ce temps, Israël a cessé son offensive terrestre durant trois heures afin de permettre l'aide d'urgence aux personnes dans la bande de Gaza, mais il s'agit seulement d'une mesure temporaire.
En Israël, Amir est un auteur des plus connus, avec "Adieu, Bagdad» et «Bouc émissaire» parmi ses œuvres les plus connues. Dans les années 1960, il a joué le rôle de conseiller du Premier Ministre d'alors et actuel président Shimon Peres (85), et a également travaillé pour deux autres dirigeants israéliens, Golda Meir et Yitzhak Rabin.
Cet écrivain juif né à Bagdad a fait campagne pour la paix en Israël et au Moyen-Orient depuis plus de 50 ans.
Bild.de a rencontré Eli Amir en Israël 

Bild.de: Vous avez consacré votre vie à œuvrer pour la paix en Israël. Maintenant il y a la guerre dans la bande de Gaza. Comment vous sentez-vous?

Eli Amir: Je suis profondément déçu. Je déteste la guerre, je n'ai pas voulu cette guerre.

Bild.de: Avez-vous vu venir cette situation?

Eli Amir: Elle était inévitable. Le Hamas ne nous laisse pas d'autres choix. Même quelqu'un comme moi, c'est dire - quelqu'un qui ne pourrait pas être plus à gauche. Il n'est tout simplement pas acceptable que le Hamas ait tiré des missiles sur des personnes innocentes au cours des huit dernières années.
Et ce, après que nous nous soyons retiré de la bande de Gaza, sans demander en échange un simple verre d'eau.

Bild.de: Vous avez traités avec la Palestine et les pays arabes pendant les années 1960 de nombreuses fois, et ils ont toujours voulu la paix. Quand bien même vous êtes aujourd'hui tellement furieux, la situation semble désespérée. 

Eli Amir: Parfois, je pense vraiment qu'il n'y a pas d'espoir. Pour négocier il y a besoin de deux personnes.
Mais à Gaza, nous nous trouvons face à des terroristes qui disent ouvertement qu'ils veulent détruire l'État d'Israël.
 
Bild.de: De quoi les Palestiniens ont besoin, et de quoi les Israéliens ont-ils besoin?

Eli Amir: Nous avons déjà eu de grands hommes. Nous avons eu Shimon Peres, Izhak Rabin et Ehud Barak - tous ont négocié avec les Palestiniens et fait d'énormes concessions. Mais il n'y a jamais eu un partenaire reciproque de l'autre côté.
[Les Palestiniens ont besoin d'un leader], comme l'ancien président égyptien Anwar Muhammed Sadate, qui a déclaré en 1977 qu'il irait jusqu'à l'extrémité de la terre et même devant la Knesset israélienne, si cela apporterai la paix.
Et il l'a fait; juste cela! C'est pourquoi les Israéliens l'aimèrent. Nous avons besoin de quelqu'un comme lui - une personne qui va nous donner l'espoir à nouveau. Nous avons besoin d'un Barack Obama palestinien.
 

Dans la deuxième partie de son entretien avec bild.de, Amir, né à Bagdad a également insisté sur le fait que l'Occident a besoin de mieux comprendre le monde islamique.
Bild.de: Qu'est-ce qui vous frustre le plus?

Eli Amir: Que les gens soient si stupides. Gaza aurait pu être un deuxième Singapour. Les Européens ont fait don de milliards de dollars.
Et qu'est-ce que les gens ont fait là-bas? Ils construisent des usines d'armes, ainsi que des mosquées et des écoles qui prêchent la haine à l'égard du monde, la haine envers le peuple juif.

Bild.de: Mahmoud Abbas [président de l'Autorité palestinienne] peut-il contribuer à la paix?

Eli Amir: Il n'a aucun pouvoir, je souhaite qu'il en ait, mais le Hamas a tout le pouvoir dans la bande de Gaza et n'est pas un partenaire pour les négociations; seulement un terroriste, un groupe fondamentaliste. Le Hamas est soutenu par le Hisbollah, l'Iran et la Syrie.

Bild.de: Qu'est-ce que vous souhaitez pour Gaza?

Eli Amir: Une révolution de dessous. Que les gens se rebellent contre le régime du Hamas. Pourquoi n'est-ce pas encore arrivé? Si mon gouvernement me traitait si mal, je l'aurais envoyé en enfer il y a longtemps.

Bild.de: Israël et les Palestiniens ont-ils perdu leur chance avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat?

Eli Amir: Arafat est allé seulement à mi-course. Il a signé l'accord d'Oslo en 1993, puis quand il est revenu à Gaza il a passé des armes en contrebande dans sa voiture.
C'est de sa faute si Shimon Peres (gauche) a perdu l'élection de 1996 contre Benjamin Netaniahu. C'est sa faute, si l'un après l'autre les bus ont explosés à Jérusalem., Peres a demandé à Arafat de faire cesser les attentats-suicide, car, sinon, il perdait l'élection - et Arafat perdrait son partenaire de négociation.
Mais Arafat ne l'a pas fait. Il n'a pas dit la même chose en arabe à son peuple que ce qu'il a dit en anglais pour le reste du monde.

Bild.de: Qu'est-ce que le Hamas veut réellement?

Eli Amir: Nous jeter dans l'océan. Il veut faire disparaître l'Etat d'Israël. [Le président iranien Mahmoud] Ahmadinejad est le nouvel Hitler, qui a créé les bases pour nous tuer.

Bild.de: Que peut faire l'Occident?

Eli Amir: L'Ouest gagnerait à étudier intensément le monde islamique - la langue, la religion, la culture - l'Ouest n'en sait pas assez sur la mentalité arabe.

Bild.de: Dans vos livres Palestiniens et Israéliens se rencontrent, et même tombent amoureux. Est-ce que les Israéliens et les Palestiniens se connaissent vraiment les uns les autres?

Eli Amir: Non, nous ne nous connaissons pas les uns les autres. C'est une honte, mais pas une raison suffisante de se tuer les uns les autres.

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