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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 22:19

EVACUATION

Raphaël JERUSALMY

Actes Sud Littérature

Domaine français

Avril 2017 - 144 pages

 

C’est la guerre. L’ensemble de la population de Tel-Aviv est évacué. Sauf qu’à la dernière minute, Saba, le grand-père de Naor, descend du bus, entraînant le jeune homme et sa petite amie Yaël dans une dérive clandestine au cœur de la cité désertée désormais toute à eux.
Une expérience de sur-vie à hauts risques, à l’intensité démultipliée par trois – trois âmes dont la fraternité efface les générations, trois grands enfants éperdus : Saba, le rescapé beckettien aux velléités oubliées, Yaël, la belle artiste aux idéaux intacts, et Naor, l’étudiant en cinéma aux yeux grands ouverts.
Dans une ville bombardée devenue terrain de jeu, cocon paradoxal pour une innocence réinventée, Évacuation est un conte sans morale, une bulle de poésie arrachée aux entrailles de l’histoire au présent, une ode urbaine au désir de vivre, et de paix.

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 20:50

Freud à Jérusalem

La psychanalyse face au sionisme

Eran Rolnik

Traduit de l’anglais par Gilles Rozier

Edition L'Antilope

Janvier 2017

 

Cet essai historique traite de l’introduction de la psychanalyse en Palestine avant la création de l’État d’Israël. Il relate cette introduction par Max Eitingon et Moshe Wulff, deux proches disciples de Freud.

 

Au-delà des aspects historiques, l’auteur aborde :
• la confrontation en Palestine d’une science et d’une idéologie, la psychanalyse et le sionisme, tous deux fruits de la Vienne fin de siècle ;
• le rapport de Freud avec l’idée nationale juive. Des archives inédites montrent sa détermination à éviter que sa théorie soit présentée comme une « science juive » ;
• l’influence de la psychanalyse dans le système éducatif collectiviste des kibboutz ;
• le souhait des intellectuels réfugiés d’Allemagne et d’Autriche de maintenir, au Moyen-Orient, l’esprit européen.

 

« Ce livre constitue une recherche originale et inspirée sur l'histoire de la psychanalyse. Eran Rolnik y montre comment une théorie philosophique aux ambitions universelles centrée sur l'individu peut apporter une contribution déterminante à la compréhension d'une société en lutte pour son existence. » Abraham B. Yehoshua

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 19:27

DOULEUR

ZERUYA SHALEV
[Pain]

Trad. de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

Collection Du monde entier, Gallimard

Parution : 16-02-2017

 

Dix ans après avoir été blessée dans un attentat, Iris semble avoir surmonté le traumatisme. Malgré des douleurs persistantes, des problèmes avec ses enfants et un mariage de plus en plus fragile, la directrice d’école ambitieuse et la mère de famille engagée qu’elle est s’efforce de prouver qu’elle contrôle la situation. 
Tout bascule cependant le jour où elle reconnaît, sous les traits d’un médecin qu'elle consulte, Ethan, son premier amour, qui l’avait brutalement quittée lorsqu’elle avait dix-sept ans. Dans un vertige sensuel et existentiel, Iris éprouve alors la tentation de faire revivre cette passion qu’elle croyait éteinte : et si une seconde chance se présentait à elle ? 
Ce roman aussi puissant que subtil dévoile les séquelles que le passé peut laisser sur les corps et les esprits, tout en interrogeant notre capacité à faire des choix, au moment même où la vie nous renvoie à l’essentiel.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 13:10

Danse encore

Lapid Nadav

Editions Actes Sud Littérature -Lettres hébraïques -Janvier, 2010

traduit de l'hébreu par : Laurence SENDROWICZ

Quatre histoires mordantes et provocatrices révèlent un nouveau talent israélien. Les récits de Nadav Lapid partagent probablement le même narrateur, ce jeune homme désireux d’écrire qui entretient et fouille sa propre colère, convaincu qu’elle pourrait être le terreau d’une phrase enfin capable de charrier le monde. Contenant sa mauvaise humeur – qu’il aille chercher à l’aéroport un vieil oncle qu’il ne connaît pas ou qu’il s’entiche de l’obscur auteur d’un article dans une revue littéraire vieille de dix ans, qu’il accompagne la petite amie de son frère sur la base militaire où ce dernier s’étiole ou qu’il s’adonne au vertige de chroniquer le chagrin de son amoureuse – sa contemplation enragée d’une réalité en forme de déception permanente laisse pourtant toujours surgir douceur et curiosité. Pendant ce temps, Tel-Aviv, la ville et la société israélienne contemporaine – sérénité schizophrène et violence apprivoisée – envahissent ces pages d’une force vitale inouïe.
Nadav Lapid s’affranchit de tous les clichés pour poser un regard d’une justesse singulière sur les désarrois quotidiens d’un monde en état de choc incrédule, de personnages à la modernité tantôt lasse, tantôt excitée. Il se dégage de ce recueil une séduction inédite.
Auteur et cinéaste, né en 1975 à Tel-Aviv, Nadav Lapid a travaillé comme journaliste sportif pour l’hebdomadaire Ha’ir.

Danse encore est son premier livre.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 16:25

De face sur la photo

Ronit MATALON, Actes Sud 2015

 

Envoyée en longues vacances chez son oncle, patron de pêcheries et self-made-man levantin installé au Cameroun, Esther, adolescente israélienne indocile, découvre la très étrangère vie des Blancs en Afrique. A travers sa relecture de photos de famille, elle déchiffre le passé de ces juifs d'Egypte, cosmopolites et polyglottes, façonnés par le colonialisme du Levant. Sous son regard libre, féroce et amusé, s'anime un monde hétéroclite et décadent, un monde qui a tourné le dos au sionisme et fait le choix d'un néocolonialisme bricolé et bancal. Où l'on découvre une famille qui s'ébat avec aisance dans sa villa avec piscine et fréquente la communauté française locale. Mais aussi la vie parallèle, si loin si proche, des Noirs qui gravitent autour, entre intimité ignorée et distance affirmée. A la fois chronique et coup de semonce, mêlant vitriol et nostalgie, De face sur la photo reconstitue une histoire qui n'a pas fini de redistribuer les rôles de maîtres et d'esclaves. Montage, collage, enquête, chanson faussement douce, c'est une lecture aussi envoûtante qu'insaisissable.

Premier roman de Ronit Matalon publié en 1995, et réédité quinze ans plus tard, il a marqué la littérature israélienne contemporaine de sa modernité et de son audace.

 

"C'est mon oncle, pas vraiment au centre, les épaules rentrées, les hanches grassouillettes, celui qui tourne le dos à l'objectif : le dos principal, enveloppé de blanc, parlant.

Les uatres ne parlent pas : ils sont pris dans la routine du corps qui s'active, une routine qui leur impose un certain mutisme et justifie le fait de nous tourner le dos, de se pencher ou de marcher vite vers les paniers en plastique posés par terre, plein de poissons et de la puanteur des poissons.

Les expressions de ces corps, si elles veulent dire quelque chose, si elles s'adressent à quelqu'un, si elles prennent position pour quelque chose, c'est en l'honneur de mon oncle qui se dresse là-bas, semblable au trépied d'un appareil photographique, comme celui positionné derrière lui"

 

Les premières pages du livre peuvent être lues sur le site d'Actes Sud à l'adresse suivante :

http://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F110524.js&oid=121&c=&m=&l=&r=&f=pdf

 

 
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 18:04
David Grossman, Seuil, Coll HC Essais, 2008

Ce livre s'articule autour de questions essentielles qu'évoque David Grossman, aussi bien en sa qualité d'écrivain qu'en sa qualité de citoyen israélien.

1 Les livres qui m’ont plu. David Grossman parle de ses sources d’inspiration, son processus de création littéraire, les auteurs et les livres qui y ont contribué, notamment Chalom Aleichem, la découverte du «
shtetl », de ses propres origines polonaises, et sa prise de conscience à l’âge de 9 ans de la Shoah.

2- Réflexions sur une paix insaisissable. David Grossman analyse les éléments qui constituent l’identité
israélienne -- la mentalité de survivant, la peur persistante de l’anéantissement malgré une armée
puissante, l’insécurité psychologique liée à l’instabilité des frontières -- et empêchent le pays
d’imaginer un avenir sans conflit, sans ennemi.

3- Connaître l’Autre. Réflexion sur le lien entre littérature et politique. La démarche de David Grossman en création littéraire – l’écriture qui lève en lui les barrières et le rapproche des autres et de lui-même
– est transposable au monde politique – comprendre son ennemi est une façon de chercher la paix.

4- Discours lors de la cérémonie à la mémoire d’Itzhak Rabin (2006). Un appel humaniste à la paix.
Constat de la perte des idéaux fondateurs de la culture juive et de l’Etat d’Israël. David Grossman dénonce la corruption que l’occupation a installée dans la société israélienne.

5- Pourquoi j’écris encore ? Quelles sont les raisons d’écrire dans un monde si violent ? L’écriture
est un espace de liberté intime et vitale où David Grossman peut exister, se ressourcer, se réinventer un monde ouvert à l’avenir.
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 17:19

Youval shimoni Ed Metropolis Geneve 2008

Une nuit à Paris, un étudiant des Beaux-Arts fait rentrer en cachette trois
clochards dans une morgue pour une étrange séance de pose. Ces figurants des
grandes villes lui apparaissent comme les modèles idéals pour créer une version
contemporaine de la célèbre déploration du Christ peinte par Andréa Mantegna à
la fin du XVe siècle. Peu à peu, la voix du jeune peintre, hanté par le souvenir
d'une passion amoureuse, se mêle à celle des deux vieilles clochardes qui se
tiennent chaud et à celle de l'ivrogne qui joue au Christ marchant sur l'eau
pour la plus grande joie des touristes. À travers l'entrelacement de ces paroles
qui se croisent et qui se télescopent sans jamais se toucher, Youval Shimoni,
dans un flot d'images envoûtantes, compose une fresque sur notre humanité d'une
sombre beauté charnelle.

... Youval Shimoni élève ses cathédrales grâce à des multitudes de petites
pierres misérables, des détails pris dans la vie de tous les jours, parfois
drôles, parfois répugnants, mais toujours dessinés avec une précision
étourdissante... Des profondeurs de la laideur, du ridicule, de la misère et des
tourments, ce livre atteint des sommets qui réchauffent le coeur et remplissent
de grâce.
Amos Oz

Extraits du livre
N'eût été», dira le policier, «tu l'as bien entendu ? N'eût été. C'est ce qu'on
dit, ne l'oublie pas. N'eût été le vin. "Sans le vin", c'est pas assez bien pour
eux.» De ses lèvres plissées et arrondies, il lancera un anneau de fumée, qu'il
essaiera d'embrasser avant qu'il ne s'envole de sa bouche. «Et qu'est-ce qu'il
aurait fait sans le vin ?» L'anneau planera dans l'air, s'élargira et se
désagrégera finalement comme si une vermine affamée lui rongeait la queue, le
ventre, le cou. «Sans vin, il n'aurait rien fait, rien du tout. Ceux-là, ils ont
peur même de leur ombre. Pas vrai ?» Mais il ne s'adressera pas à toi :
seulement à son compagnon. Le second policier ou le médecin, un type avec des
lunettes et des instruments pour regarder à l'intérieur, et pas un des anciens
qui guérissaient en touchant. «Ceux-là ils sont forts que pour parler, n'oublie
pas : tu diras plus "sans sa foutue rage de dents, je l'aurais enfilée". Tu
diras "N'eût été sa rage de dents je l'aurais..."» et il s'arrêtera. «Comment
est-ce que vous dites "enfiler" ?» «Ils n'enfilent pas», dira son compagnon, le
second policier ou le second médecin ou bien l'ange : ils t'attacheront avec des
menottes ou des draps et une camisole, ou des fibres de nuages. Mais il n'y aura
peut-être qu'une infirmière, à moins qu'il n'y ait personne là-bas, rien, ni
barbe, ni ailes, ni seins, longtemps tu aurais voulu qu'il y ait quelqu'un, mais
il n'y a eu personne.
«N'eût été», tu pensais à l'inspecteur général qui est dans le ciel, et à son
fils rétabli de sa mort et à son successeur, qu'est-ce qu'il était ? Pêcheur ?
Le fils a multiplié des poissons, les a triplés et quadruplés et son disciple
leur tendait des filets, l'un ressuscitait les hommes par une parole et l'autre
savait les guérir par son ombre : il lui suffisait de se placer face au soleil
pour protéger les membres atteints, infirmes, amputés, pour protéger les
blessures, les nécroses, les mutilations. Et que faisait-il la nuit ? Une grosse
lune montait ou on allumait des torches pour projeter son ombre sur les
coupures, les abcès, les ulcères, les cataractes qui obscurcissaient les
pupilles comme la fumée, quelque chose brillait encore au fond des yeux.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 19:25

Reva MANN, Lattès 2008

Enfant, Reva Mann ruait déjà dans les brancards. Petite-fille du Grand Rabbin d’Israël et fille d’un rabbin londonien très estimé, elle est entrée très jeune en révolte contre son éducation pour se mettre en quête de sa véritable identité. Entraînée dans un tourbillon de sexe et de drogue, Reva a quitté le cercle étriqué de sa famille pour trouver sa voie.
Des années plus tard, Reva éprouve le besoin de revenir à sa foi juive. Elle quitte Londres pour Jérusalem et entre dans une yeshiva réservée aux femmes. Poussée par un ardent désir de s’élever spirituellement, elle cherche à épouser un Juif orthodoxe pour fonder avec lui une famille dans la stricte observance de la loi. Ainsi Reva commence-t-elle sa nouvelle vie, bien décidée à réprimer ses anciennes pulsions pour se rapprocher de Dieu.
Dans cette autobiographie d’une honnêteté brutale et même choquante par endroits, Reva nous introduit dans le monde secret du judaïsme orthodoxe. Au fil de ce dédale où elle se perdra pour mieux se retrouver, elle nous décrit de façon frappante les personnages, les lieux et les coutumes qu’elle rencontre sur son passage, marieuses, bains rituels, codes sexuels en vigueur. Magnifiquement écrit, La Fille du Rabbin raconte la vie poignante d’une femme en quête d’amour, ainsi que son combat pour faire la paix avec Dieu, ses parents, et elle-même. 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 19:39
 A.B YEHOSHUA, Calman Levy 2008

Le nouveau roman de A. B. Yehoshua met en scène un couple qui s’aime, après plus de trente ans de mariage. Lui, Yaari, dirige un bureau technique d’installation d’ascenseurs, à Tel-Aviv. Sa femme, Daniella (professeur d’anglais) part en Afrique centrale rendre visite à son beau-frère, Jérémie, dont la femme (sœur de Daniella) est décédée. Ils n’ont pas l’habitude d’être séparés. Un dialogue intime se poursuit dans la tête de chacun – à l’occasion de ce voyage. Sept chapitres correspondent aux sept jours du voyage, pendant la fête juive de Hanouka. Sept chapitres composés de quinze à vingt brefs sous-chapitres, qui alternent avec une parfaite régularité la voix de Yaari et celle de Daniella. On pourrait dire que Un feu amical est d’abord un livre sur l’amour conjugal. Mais il est bien plus que cela : ce « feu amical », c’est les lumières de la fête familiale, joyeuse, de Hanouka, et les feux des campements de brousse en Afrique. Mais c’est aussi le « tir ami » : le fils du beau-frère de Daniella a été tué il y a quelques années par un feu amical (le tir d’un autre soldat israélien), et cette mort pèse sur tous les protagonistes du roman. Et au-delà, les nuages sombres sont nombreux qui s’amoncellent autour de l’amour conjugal de Yaari et de Dianella : les difficiles relations avec les belles-filles, l’énigme des petits-enfants, le contexte israélien plein d’incertitudes, l’Afrique centrale où veut se dissoudre le beau-frère qui, comme le prophète Jérémie, est désespéré et a décidé de couper tout lien avec la civilisation juive : « J’ai 70 ans, et j’ai le droit de me séparer de tout cela. » Quant au style du roman, on retrouve dans Un feu amical toutes les qualités qui ont fait d’A. B. Yehoshua un des plus grands auteurs israéliens vivants : la description minutieuse et réaliste des comportements humains, le souci des détails, les étincelles d’humour, les situations comiques latentes, l’étrangeté de la réalité, le rôle des répétitions, des parallélismes, des résonances : ainsi la vie quotidienne en Israël et en Afrique s’éclairent l’une l’autre, le bruit du vent dans l’ascenseur de Tel-Aviv fait écho au bruit du vent en Afrique, et au spiritualisme païen des Africains rencontrés là-bas, etc. Se crée ainsi une harmonie nouvelle, que seule permet l’écriture littéraire. Malgré une apparence plus simple, moins complexe, plus quotidienne que les précédents livres de A. B. Yehoshua (Le Responsable des ressources humaines, La Mariée libérée, Voyage vers l’an mille, etc.), Un Feu amical est peut-être une œuvre encore plus subtile.

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 12:35
 David SHAHAR, Gallimard

Il s'agit du premier volet de la série 'Le palais des vases brisés' qui comprend également les tomes : Un voyage à Ur de Chaldée (T2), Le jour de la comtesse (T3), Nin-Gal (T4), Le jour des fantômes (T5).
Jérusalem d'avant la seconde guerre mondiale revit grace à un narrateur à la recherche du temps perdu, dont les récits s'imbriquent les uns dans les autres. Intarissable conteur, David Shahar crée une foule d epersonnages. Il est grave et léger, proche du quotidien autant que du mystère et du rêve. Les vases brisés sont sans doute ceux du palais d ela mémoire : ils sont aussi ceux, très réels, qui servaient à tirer l'eau du puits de la maison d'enfance. Ils font enfin allusion à l'une des idées théosophiques les plus audacieuses du philosophe mystique du XVIe siècle Isaac Luria. La brisure des vases est un accident cosmologique dû à l'abondance divine, qui expliquerait l'origine du mal.

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